Pratiquant d’arts martiaux. disciple du maître Jean-Paul Bindel dans le Toreikan Budo, ceinture noire en 2011.
En 2015, j'ai fondé le Shiro Tora Kurabu. Le club du tigre blanc. C'est le nom que me donnait ma femme avant chaque combat. Elle est partie. Le tigre est resté.
J'ai enseigné la self-défense, puis je suis revenu à l'essentiel : le sabre. Le Ken-Jutsu. Mon maître disait toujours « Ne juge pas, pratique. »
J'ai écouté. J'ai posé l'iaito. J'ai allumé un sabre laser.
C'est là qu'il est né.
Dark Yorai. Pas qu'un simple cosplay. Un univers, mon univers.
Un seigneur de guerre du Japon féodal que j'incarne sur les tatamis comme en convention geek. Il a mon expérience, mes cicatrices, ma lame. Il porte l'armure du passé et la lumière du futur.
Sur un dojo du Tarn ou sous les néons d'une convention, c'est le même rituel. Le souffle, le salut, le tigre qui s'éveille.
Viens croiser le fer. Tu ne rencontreras pas un professeur. Tu rencontreras une ombre.
Manifeste d'une ombre.
Citation d'un spectre.
"La souffrance m'a brisée pour me rendre plus tranchant. Merci pour l'affûtage."
Devenu orphelin, recueilli et formé par un maître, je viens de nulle part et partout à la fois, ma mémoire me fait défaut. C’est mieux ainsi.
La province Gifu ne retient pas les visages. Elle garde seulement mon ombre quand les lumières s’éteignent. La mienne porte une cape noire, qui claque derrière moi à chaque mouvement. Elle ment, elle cache l’homme en dessous.
On m’a donné beaucoup de noms, de monstre, justicier, fantôme. Aucun n’est vrai. Je ne suis pas là pour être aimé, mais parce que personne d’autre ne l’a fait.
Sous ce casque orné de cornes marqué d’un dragon, je ne suis pas un dieu. Mais, un homme brisé, meurtri, prêt à tout pour se venger.
J’ai perdu ce qui m’était le plus cher, mais la douleur ne m’a pas tué. Elle m’a forgé. Chaque nuit, je la transforme, je la plie en discipline et je frappe en précision.
Je parle peu, les mots sont inutiles, mes gestes parlent.
Mon style reste imprévisible, mélange de tout ce qu'on m'a enseigné, parce que je n'ai plus rien à prouver, seulement quelque chose à comprendre.
Sous cette armure, je reste un survivant, hanté par son passé, enfermé dans sa souffrance. Le Japon a tenté de me briser, avec une injustice que je n’ai jamais digérée.
Entre deux traques contre le mal, je m’enferme dans le silence. Cette solitude qui me broie me rappelle d’où je viens.
Derrière les fentes de ce masque, il me reste une lueur d’espoir, de retrouver l’homme d’avant. Pas de rage, seulement de la tristesse.
Je cherche la rédemption que je ne mérite peut-être pas.
Alors, je continue ma quête.
Je ne cherche pas à sauver le Japon, je suis ici pour rappeler au mal qu’il peut saigner lui aussi.
Si tu entends ma cape fendre la nuit, ne cours pas, c’est inutile.
Si tu es ma proie, il est déjà trop tard. Si tu es le prédateur, je suis déjà là.
Je ne suis pas une légende, je suis la conséquence de l'action des hommes.
Découvrez mon univers
Non, je ne viens pas d'une galaxie lointaine.
On me le dit à chaque convention geek. Le sabre laser, l'armure noire. « C'est du Star Wars ? » Non. C'est plus vieux. Plus tranchant.
Yorai porte l'héritage de son maître, Ygonato Watasashi. Il doit le reconstruire, le faire vivre, lame après lame.
Alors non, je ne suis pas de Star Wars. Je viens d'une époque où l'honneur se payait avec du sang. Approche. Tu verras la différence.
LA LITTERATURE
L'évolution de Dark Yorai : armure Sengoku-médiévale où chaque détail est forgé pour performer au-delà des attentes.
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